
Beaucoup de bons billets ont été publiés sur notre plateforme sur le sujet, je ne vais donc pas rédiger un billet théorique mais vous présenter mon expérience personnelle du réseau.
En France, et sans doute comme partout, tout le monde l'utilise mais personne n'ose dire qu'il a obtenu tel job ou est entrée dans telle école grâce à ses relations. De mon côté, je n'ai jamais caché que mon réseau m'a souvent offert des opportunités, et je pense même que c'est plutôt valorisant de montrer que les gens vous apprécient assez pour vous donner un coup de main !
Le réseau, ça se tisse très tôt, peut-être vers l'adolescence, quand on s'ouvre au monde et qu'on commence à faire des jobs d'été. A ce niveau-là, je dois dire que je n'ai pas été très fortiche. A l'époque, n'étant pas très sociable, je n'ai pas su me faire les "bons-copains-avec-parents-bien-placés"...
J'ai commencé à activer mon réseau à la fac, au début c'était un peu laborieux parce que je suis d'un naturel timide (je me suis soignée depuis).
Ensuite, j'ai suivi une formation de médiation culturelle à Aix-en-Provence, et c'est là que j'ai vraiment appris les enjeux du réseau. En effet, dans le milieu culturel, point de travail sans relations ! Il a fallu sortir de sa coquille !
Suite à cette étape, la vie active m'attendait, enfin c'est plutôt moi qui l'attendais parce que le premier emploi n'est vraiment pas facile à décrocher. En premier, j'ai fait appel à mon réseau pour obtenir un poste dans une compagnie de théâtre, mais le poste ne correspondait pas du tout à mon profil. A l'époque je cherchais du travail en Bretagne alors que mon réseau était dans le sud...
J'ai donc pas mal ramé avant d'obtenir un premier emploi, par mon réseau breton, dans un journal quotidien. Au début j'ai été standardiste, puis laborantine, puis scanériste... et c'est comme cela que j'ai rencontré des gens qui m'ont permis de faire un contrat de qualification dans une maison d'édition où j'ai appris mon métier de graphiste.
Depuis dix ans, à chaque fois que j'ai travaillé dans une entreprise, j'y ai gardé des contacts amicaux et sincères avec quelques personnes qui sont venus agrandir mon réseau.
Aujourd'hui, pour développer mon activité freelance, je dois me servir de ce réseau professionnel, mais aussi de mon réseau personnel. Je ne dirais pas que c'est facile tous les jours, un vieux fond de timidité vient parfois me faire douter, mais en même temps il est essentiel pour moi de travailler en confiance, et en passant par le réseau, cette confiance est logiquement présente.